Nous voici donc au quatrième test sur le blog consacré aux jeux vidéo, quelque peu en retard par rapport au rythme que j'aurais aimé atteindre... Mais ne déprimons pas ! Le prochain arrivera plus vite ! Et tout les mardi, je l'espère.
Bref...
Parlons donc de Warhammer 40000 : Space Marine.
Oula ! La vilaine licence qui fait peur ! Il faut savoir que Warhammer 40000 en est une de taille. Propriété de Games Workshop, société distributeur de figurines en plastiques à monter et peindre soit même, Warhammer 40000 est un jeu de plateau et de figurines à collectionner... Un genre d'hyper jeu d'échec aux stratégies aussi nombreuses qu'il n'y-a d'armées jouables. Autre fait : Les jeux à licences sont souvent des grosses bonnes daubes sans nom. Le plus récent exemple est Aliens : Colonial Marines... Dont je ne traiterais pas dans les pages de ce blog, car mes tests visent des jeux plaisants, pour tout les goûts et de tout genres.
Rentrons vite dans le vif du sujet dorénavant : Space Marine.
Warhammer 40000 : Space Marine est un jeu de tir à la troisième personne sorti en septembre 2011, édité par THQ, aujourd'hui fermé et développé par Relic Entertainment.
L'univers du jeu Warhammer 40000 est un univers de Science fiction pessimiste dans un avenir lointain (Le 41e millénaire... C'est pas rien!). On y traite de la déchéance de l'humanité, régit par un Empire dont l'Empereur est au bord de la mort, placé en stase afin de le maintenir en vie et ce depuis plusieurs millénaires. La Galaxie est une galaxie de guerre sans fin, et l'homme y a rencontré une multitude tel d'ennemis que son Imperium autrefois glorieux se morcelle petit à petit, sans espoir de rédemption.
Pourtant, les Space Marines, élite de la race humaine, sont les guerriers les plus redoutables qui soit. Plus grand, plus rapide, plus fort, plus intelligent, un space marine est un homme génomodifié aillant subit de nombreuses altérations physiques (19 organes supplémentaires dont un second cœur, un troisième poumon, un organe particulier qui filtre les toxines, un autre qui soude les côtes ensemble afin de créer une armure naturelle aux points vitaux du colosse, et j'en passe...). Et c'est exactement ce genre de combattant que vous allez incarner dans ce jeu.
Et plus particulièrement le Capitaine Titus, des Ultramarines. Il serait bien long de traiter ici des différents chapitres de cette caste de guerrier que sont les Space Marines, car ils sont excessivement nombreux. Les Ultramarines sont cependant le chapitre le plus représentatif concernant cette élite de l'humanité. Aussi le choix des développeurs m'a parut justifié, car quitte à choisir une seule icône, autant que ce soit celle que ceux qui connaissent l'univers connaisse le mieux... En bien ou en mal.
Le début du jeu nous résume l'univers en quelques phrases succinctes, et les raisons de notre héros sur la planète qu'il s’apprête à investir... Avec trois de ses frères. Rapidement, on est sous le feu contre un ennemi emblématique de l'Univers : Les Orks. Les Orks sont verts, massifs, sont armés de fusils rafistolés/modifiés/peints-en-rouge-parce-que-ça-va-plus-vite nommés sobrements Fling' ou Gro'Fling ou de lames énormes et dentelées, appelées intelligemment par leur possesseur des Kikoup. Je ne m'éterniserais pas sur le sujet, on se parle là d'une licence colossale, emplie de termes spécifiques à l'univers, que le néophyte, malheureusement, ne comprendra qu'en se renseignant à son sujet.
Bref... On est dans le bain (de sang) très rapidement. L'introduction elle même est une baston. Premier contact avec Titus, le capitaine Ultramarine... Il fait son poids, il est lourdaud, il ne sait pas se planquer derrière les couverts, mais... Son armure pue la classe ! Il a un gros flingue bien méchant, une épée tronçonneuse (si si... Une épée, avec un moteur au manche et des dents sur toute la longueur de sa lame... Tout en finesse!), il résiste plutôt bien aux dommages et aux cas où ça ne suffirait pas, il est capable de rentrer dans une fervente rage au nom de son Empereur qui en fera pâtir ses pauvres adversaires verdâtre. Le jeu propose donc une alternance entre tir et corps à corps, principe cher au jeu de plateau de la licence, mais ici, pas de tour par tour, c'est une boucherie qui va s'offrir à vous.
Space Marine oscille tout le temps entre le Jeu de Tir à la troisième personne et le Beat'em all (comprenez là que vous allez frapper tout ce qui bouge sur la carte, sans distinction), offrant des environnements variés allant de l'urbain détruit aux déserts, en passant par des tranchées, des intérieurs de style gothiques (encore une fois ultra proche de la licence) et même certaines phases aériennes à protéger des unités volantes contre des orks montés sur roquettes... Sorte de Jet-packs improvisés.
Vous même aurez la possibilité de vous équiper, selon les séquences de jeux, d'un pack dorsal composé d'une paire de réacteurs et découvrir les joies de sauts d'assauts violents et ravageurs. Le mode solo de Space Marine offre clairement une certaine diversité au niveau des phases de gameplay, et si vous passez outre le fan service omniprésent qui ne vous touchera pas si l'univers vous est inconnu, le titre propose tout de même un divertissement convaincant.
La campagne solo se clôture facilement en une petite dizaine d'heures ou vous découvrirez, en plus des orks, le pendant de nos héros : Les spaces marines du chaos, de vils traîtres à l'Empereur de l'Humanité, mais je vous laisse le plaisir de cette rencontre si vous vous hasardez sur ce jeu. Durant tout le mode histoire, vous découvrirez une belle représentation des armes qu'utilise l'élite de la race humaine, aussi bien celles qui tirent que celles qui frappent, mais aussi quelques belligérants très connus de l'univers exposé par la licence.
Graphiquement, le titre respecte avec ferveur le design que l'on retrouve dans le jeu de plateau et de figurines à collectionner. Mais en 2011, nombreux jeux offraient déjà une qualité bien supérieur à ce que le titre propose. On reprochera facilement la tendance à virer au brouillon des combats les plus virulents. Si certaines bandes-son vous prendrons aux tripes, la musique générale du jeu passera rapidement au second plan.
Les bruitages des armes sont cependant impressionnants, alors que nous parlons là de bolters, d'épées tronçonneuses, de lames énergétiques et tout un tas de choses qui n'existent pas en réalité. Titus est un personnage intéressant, parangon de justice et de loyauté, et ses deux compagnons majeurs tirent aussi, à leur façon, leur épingle du jeu... Mais on est loin d'un charisme absolu... Et les doubleurs français semblent parfois ne pas tout à fait croire à ce qu'ils disent. Enfin, l'histoire est prenante et on s'attache aux personnages, mais elle n'invente rien.
On finira le jeu une fois en solo, et on aura quelque difficulté à la relancer, malgré l'honnêteté de l'aventure. Alors on se penchera sur le mode en ligne. Mais ce sujet sera divisé étant donné les différences entre le mode solo et celui du multijoueur.
Note Solo : 2,5/5
Cette note est un point de vu objectif et non mon avis personnel... En tant que fan de l'univers de Warhammer 40000, il m'a fallut beaucoup de recul pour ce test. Aussi j'espère qu'il vous plaira pour ce qu'il est, et que, si vous deviez tenter l'aventure Space Marine malgré mon jugement, familiarisez vous avec la licence, ne serait ce qu'un petit peu, pour voir le boulot de Relic dans ce projet.
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