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MASS EFFECT 2

Voici donc qu'arrive la seconde critique liée à la meilleure Saga de Science Fiction jamais produite en jeu vidéo. Avant même de commencer, je me suis heurté à un problème critique à savoir les premiers instants du jeu. Pour ceux qui ne connaissent pas encore la saga (vous savez, ceux qui vivent dans une grotte dont je parlais dans le test précèdent), et même si le net, des vidéos ou même des discussions avec des gens plus cultivés que vous serons tout autant de sources de spoil au sujet des premiers instants de la suite des aventures de Shepard, je ne peux pas me permettre d'en traiter.

On va faire sans dans ce cas !

Parlons donc de Mass Effect 2.

ME2 est donc le deuxième volet de la trilogie, il a cependant été édité par Electronic Arts et non plus par Microsoft, qui perd du coup l'une des meilleurs exclusivités que la société de M.Gates aurait pu avoir et je le dis : Bien devant n'importe quel Halo ou Gears of War. Tant pis. Bien entendu, ce sont toujours les p'tits gars de Bioware qui nous développent le jeu. Cet opus est sortie fin janvier 2010. Soit un peu plus de deux ans après le premier volet.

Ce qui tombe bien... Car c'est à peu prêt tout autant d'années qui vous séparerons de ce dernier dans le jeu. Sont vraiment malin chez Bioware !

Cependant, être l'héritier d'un jeu tel que Mass Effect est un fardeau bien lourd à porter. ME2 s'en sort-il sur ce chemin si difficile ? Je vais essayer d'apporter quelques éléments de réponse dans ma critique.

Une fois l'introduction au jeu (Dantesque), vous pouvez enfin prendre possession de votre Shepard. La création de personnage s'avère entièrement identique à celle du premier opus, avec comme nouveauté le fait de pouvoir importer sa sauvegarde du jeu précèdent.

Je vais être franc : Jouer à ME2 sans avoir joué au premier volet, c'est de la connerie. Ne pas importer l'un de ses propres Shepard dans ce second opus, c'est de la connerie. Voilà. Ce serait simplement tirer un trait sur l'un des plus gros intérêt de la saga.

Comme vous êtes des gens intelligents, je vais continuer en ignorant la possibilité de création de perso.

Donc, vous allez pouvoir importer votre Shepard, les choix que vous avez fait dans le premier jeu, les sacrifices auxquels vous aurez dû faire face et j'en passe, par contre, vous aurez tout de même la possibilité de choisir votre classe grâce à un habile tour de main scénaristique. Rappelez vous : le soldat, le biotique, l'ingénieur, le franc-Tireur, la sentinelle et le porte-étendard. Je vous invite à relire mon test du précèdent volet pour savoir quelles sont, rapidement, les différences de ces classes.

Vos statistiques du volet ne seront de toute façon pas préservées. C'est compréhensible au vu de ce qui se passe dans l'introduction, mais c'est surtout dû au fait que la fiche de personnage n'a absolument plus rien à voir avec celle du premier opus. Cette dernière s'est totalement réduite à peau de chagrin... Exit l'intimidation et le charisme, les compétences sociales ou agissant sur l'environnement comme le décryptage ou l’électronique...

C'est la première étape d'un revirement douloureux dans cet opus. Vous allez le comprendre... Il est devenu résolument tourné vers l'action.

L'aventure commence donc dans l'urgence et sur un ton beaucoup plus sombre que la précédente. Autant vous le dire tout suite, Mass Effect 2 est plus noir que son aîné, et ce quelque soit le sens du terme. L'histoire, l'Univers autour de vous, comme si vous étiez passé du côté clair de la Force, au côté obscur. Et quelque part, c'est un peu ce qui va se passer, mais rassurez vous, vous pourrez continuer à incarner un parangon de justice si c'est votre genre.

Dès le tutoriel (après la création de perso quoi), vous vous rendrez compte que Shepard s'est décrassé, il ne trottine plus, il se met à couvert de manière plus directe, a apprit à passer par dessus un obstacle modéré. Par contre, selon votre classe, il ne saura plus utiliser certaines armes... Et ces dernières, dont le concept de surchauffe, mais aux munitions illimités était intéressant, deviennent des armes basiques à munitions... Apparemment, en deux ans, l'Univers à régressé technologiquement parlant.

Bon, je troll un peu... Et au moins, un petit laïus dans le Codex nous expliquera ce qui s'est produit pour que nous ne devions dorénavant chercher de la cartouche thermiques à tout bout de champ. Au rang des nouveautés cependant : Les classes sont encore plus distinctes qu'elles ne l'était dans le premier volet. Chacune a ses forces, ses faiblesses. Le soldat par exemple, en plus de savoir user de toute les armes, peut naviguer entre différents modes de tir, lui offrant une grande polyvalance au combat.

Autre exemple, le Porte-étendard (Soldat-Biotique) possède une capacité lui permettant de couvrir en un instant une bonne distance qui le séparerait d'un ennemi, de le percuter tout en accélérant ses propres réflexes (l'effet donné est un ralentissement temporaire de l'environnement) ce qui lui permet enfin de décharger son fusil à pompe sur la pauvre victime ciblée. Au niveau visuel en combat, Mass Effect 2 est sans aucun doute très largement supérieur au précèdent.

Mais ce n'est pas tout. Il lui est aussi supérieur en tout au niveau visuel en fait ! Les décors sont bien mieux rendus, les effets de lumières sont plus beaux, la tendance au sombre de cet opus n'est en rien un cache misère, au contraire, c'est un moyen de nous en mettre plein les yeux à nouveau. Mais quelque part, c'est un peu ce que je reproche à cet épisode... Beaucoup plus holywoodien que le premier, il va parfois un peu dans la surenchère... Enfin, je dis ça, mais ça ne le rend pas moins convaincant. Il y-a même des moments où cela sert l'intrigue.

Bien évidement, comme le précèdent volet, vous n'allez pas affronter la Galaxie tout seul. Mais ne vous attendez pas à retrouver toute l'équipe d'origine. Liara (l'Asari), Ashley et Kaidan (les deux humain), Wrex (le Krogan) ne seront pas de la partie. Du moins, pas en tant qu'équipiers... Enfin presque. Liara est jouable dans l'un des DLC de cet opus (J'y reviendrai plus tard, mais c'est un incontournable).

Vous retrouverez Tali (la Quarienne) et Garrus (le Turien), qui seront rejoint par une sacré bande. Fort de son système qui différencie tant les classes, Bioware nous a gâté niveau Personnages jouables. Miranda et Jacob seront deux membres humains d'une organisation, Cerberus, qui est au cœur de l'intrigue de ce volet. Jack, Biotique psychotique est une jeune femme aux allure de punk au crâne rasé.

Mordin, (un scientifique Galarien, sorte d'amphibien humanoïde très ressemblant aux gris de nos mythes extraterrestre), Samara/Morinth (deux Asari aux histoires complexes), Thane (un assassin Drell, genre de Lezard au visage et à l'apparence très proche des humains), Grunt (Un guerrier krogan) et Legion (un Geth... Si si... Il s'agit des ennemis principaux du premier opus. Eh ben là, c'est un copain) seront tout autant d'alliés potentiels tout au long de la partie.

Si vous obtenez les DLC, alors vous pourrez même compter sur la voleuse Kasumi et le Chasseur de prime, Zaeed, tout deux humains. Cependant, les interactions avec ces deux derniers, hors dans les missions les concernant, seront très limités... Dommage.

Oui, c'est dommage car les interactions avec les autres personnages sont aussi importantes... Non, plus importante encore que dans le premier volet.

Bref... On est gentiment passé de six personnages a une grosse douzaine. Si vous pensez un instant que c'est trop, et que vous n'arriverez pas à faire votre choix dans cette bande de joyeux loustiques, détrompez vous. Non seulement ils sont au cœur du scénario, mais en plus, ils sont autrement plus charismatiques que les précédents (Sauf Wrex... Wrex est trop cool et on peut pas le test). Tali et Garrus sont devenus passionnants chacun dans leur genre, certainement dû au temps qui sépare le premier au second volet.

Pour finir au sujet des personnages composant votre commando, sachez que discuter avec eux est une bonne chose. Tisser des liens avec chacun d'entre eux et accomplir la mission de loyauté qui en découle vous permettra de débloquer une capacité unique pour chacun d'entre eux... Et pas uniquement ça d'ailleurs. Au sujet des romances, elles sont toujours aussi présentes dans ME2, et les possibilités se sont multipliées.

Monsieur Shepard peut s'accoquiner à la belle Miranda, à la tonitruante Jack et dorénavant, à la mystérieuse Tali en ce qui concerne les personnages principaux. Mais nouveau, il va aussi pouvoir draguer un membre de son équipage, la jolie Kelly (une humaine, littéralement la secrétaire de Shepard dans le... Ah, oui. Ça faut pas que je le dise), mais aussi Morinth... à ses risques et périls. Dans le DLC lié à Liara, « Le Courtier de l'Ombre », il sera aussi possible de... Renouer vos liens avec elle si jamais votre choix s'était porté sur elle dans le premier opus.

Madame Shepard pourra fricoter avec Jacob, Thane, mais aussi Garrus si vous n'avez rien contre les mandibules... Et Morinth aussi... Mais bon, c'est comme pour Monsieur Shepard, hein.

Comme d'hab, une fois la romance conclut, vous aurez le droit à une petite séquence coquine encore moins méchante que dans le premier volet, pas de quoi s’alarmer en tout cas.

Alors évidement, si vous aviez choisit, dans l'épisode précèdent, Ashley ou Kaidan, vous pourrez leur rester fidèle, je vous laisse voir ce qui se passe dans ce cas en lieu et place de votre vidéo coquine.

Non... Shepard ne se touche pas, bande de nœuds !

Ahem... Bon, revenons au jeu à présent.

Si le côté fiche de jeu a fondu comme neige au Soleil, il n'en est rien de la constante choix ! Les phases narratives sont plus présente que jamais. Au rang des nouveautés les plus sympa de ME2 apparaît l'interruption. Durant certaines phases de dialogues, vous pourrez intervenir de manière plus directe grâce à l'apparition, à droite ou à gauche de l'écran, de deux icônes. La première correspondant à une action Conciliante ou héroïque, l'autre à une action pragmatique ou audacieuse.

Non seulement cela influe totalement sur la discussion ou l'action en cours, mais en plus, cela vous rapportera des points en Conciliation et/ou en Pragmatisme. D'ailleurs, il faut savoir que contrairement au premier volet et à l'image d'un Fable, votre rang dans l'une de ces deux jauge influera sur votre apparence physique. Ce fait n'est pas magique ni issu de nulle part, il faudra jouer pour comprendre ! Na !

Aux abonnés absent, le Mako ! L'exploration de la Galaxie est toujours présente, bien qu'elle ne se situe à un endroit différent du premier épisode, ME2 vous épargnera le stupide tank à 6 roues et ses phases pas folichonne de déplacement. À la place, vous pourrez scanner les planètes depuis votre vaisseau pour y découvrir des ressources qui vous permettront d'améliorer le Normandy. Dans le meilleur des cas, vous pourrez trouver sur les mondes scannés des zones où vous pourrez vous rendre avec une escouade.

Ces zones sont souvent (à 99%) lié à des missions secondaires. Ces dernières n'apportent pas vraiment grand chose à la choucroute galactique, mais offre la possibilité de voir de nouveaux environnements. D'ailleurs, Bioware semble avoir compris que le copier coller de lieux, c'était mal, et on a beaucoup moins l'impression de parfois retrouver un bâtiment ou une zone identique à une autre, visitée précédemment.

Par contre... Enlever le Mako, c'était bien... Passer aux scans pour justifier un semblant d'artisanat ... C'est pas mieux. Je me suis toujours demandé ce que voulait faire Bioware avec ces phases absolument ennuyeuses... Faire traîner en longueur ? Donner l'impression d'une plus grande durée de vie ? En tout cas, c'est le gros défaut du jeu selon moi... Surtout que vous allez devoir scanner pas mal de fois si vous voulez être prêt pour le grand final.

Parlons en d'ailleurs, de ce grand Final.

Tout le jeu, je dis bien tout, est orienté vers la mission finale. De la composition de votre commando aux améliorations apportées au vaisseau, jusqu'à votre relation avec vos membres d'équipage... Tout. Pourtant, rien ne m'a évoqué plus un arbre de choix et de répercussions que le scénario de Mass Effect 2. Sans trop spoiler, certains de vos choix pourront même entraîner la mort de certains personnages de vous escouade. Voir la votre.

Bilan :

Mass Effect 2 est plus beau que son aîné en tout point. Les grandes métropoles que vous croiserez seront encore plus remplie de vie que dans le premier volet, les interactions sont aussi plus nombreuses et c'est un euphémisme. On sent vraiment que la priorité de cet opus est la narration. Le sacrifice de la vaste feuille de personnage du premier n'est finalement qu'un maigre mal par rapport à la fluidité du combat et des nouveautés apportées aux phases d'actions du jeu.

Certes, j'avoue été quelque peu déçu par ce moins, mais avec tout les apports qui furent fait, je ne pouvais que mettre mon orgueil de côté et de profiter pleinement de l'histoire qui se déroulait sous mes yeux au point que lorsque le générique finale arrive, on se sent vide... Et on attend le troisième opus avec une foi religieuse. La dernière image du jeu étant si impressionnante que l'on se demande comment tout cela va finir.

Je ne sais plus où j'ai vu cette remarque, mais quelqu'un comparait Mass Effect 2 à Star Wars : L'Empire contre-attaque. En bien des points je suis d'accord avec cette comparaison. Tout deux sont plus noirs que leur aîné respectif. Tout deux se terminent sur un apothéose tronqué et une situation en attente. Enfin, du moins, si vous survivez à ce final.

Côté bande sonore, bien que je n'en ai pas parlé du long de mon test, sachez que c'est uniquement parce qu'il est à l'image du premier volet : Parfait.

Rien ne tranche, tout est fluide, même les doublages en VF. La musique bénéficie même de beaucoup plus d'identité et de pêche pour notre plus grand plaisir.

Les personnages croisés et ceux qui vous accompagneront tout du long de l'aventure participent entièrement à la réussite de ce jeu. Tous plus charismatiques les uns que les autres. Si vous avez la chance (et c'est très probable) de vous sentir dans la peau de Shepard, alors tout les membres de l’équipage deviendront à vos yeux des potes ou des rivaux... Et ce n'est pas l'immersion qui va vous submerger qui aidera au contraire.

La rejouabilité est à nouveau à son rendez vous, bien entendu. Avec une bonne vingtaine d'heure en ligne droite, un peu plus d'une trentaine en comptant les quêtes secondaires et ses différents niveaux de difficultés pour corser un peu les choses et qui se débloquent petit à petit, sans compter la volonté et la curiosité toujours (non, encore plus) omniprésente de voir ce qui se serait passer si on avait pas fait ce choix là à tel ou tel endroit, on peut le dire franchement :

C'est encore une fois un carton plein sur le global. Rien n'est parfait en ce monde cependant et Mass Effect 2 est, comme son aîné en son temps, loin d'être exempts de petits défauts. Bugs, sacrifice du côté fiche de jeu au niveau jeu de rôle, linéarité des zones de combats et de la progression dans sa globalité, tout autant de points qui feront un peu grincer des dents. Mais au vu de ses qualités, du suivit de l'histoire et de son évolution promise, Mass Effect 2 est certainement le deuxième meilleur jeu auquel j'ai eu la chance de jouer.

Et le premier était son aîné.

Note : 9.5/10.

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Tag(s) : #Test jeux vidéo
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