Attention, monument jeuvidéoludique en test aujourd'hui ! Afin d’arrêter les tortures mentales que le choix du jeu qui aura sa place dans mes critiques pourraient avoir sur ma santé, j'ai demandé à un esprit pur et innocent d'en choisir un au hasard. Et je vous avouerais que je ne m'attendais pas à un titre de cet acabit... Mais qu'à cela ne tienne ! Nous allons donc nous attaquer à un épisode d'une des saga les plus emblématique du jeux vidéo :
Parlons donc de Halo 4.
Commencer par le dernier épisode en date de la licence Halo pourrait parraitre étrange au premier abord. Néanmoins, le quatrième volet est aussi bien une suite qu'un renouveau, puisqu'il n'est pas l'oeuvre des parents originels de la saga, à savoir Bungie. Édité par Microsoft et donc exclusivité de la xbox 360, Halo 4 a été développé par 343 Industries et est sortie début novembre 2012 dans le monde. Le studio héritier de la licence avait un poids incommensurable sur les épaules lorsqu'ils se sont retrouvés à prendre en main ce bébé là... Qu'en est il du résultat ?
Remontons d'abord un moment en arrière et voyons le chemin accomplit par la franchise Halo si vous voulez bien... Les premiers pas se sont faits sur la valeureuse Xbox, première du nom. Halo est alors un jeu de tir à la première personne... Sur CONSOLE ! Et oui ! À cette époque, les consoles de salons souffraient d'une mauvaise réputation en FPS, les joueurs préférant de loin les jeux de ce type sur PC. Halo était une réussite sur tout les points de vus : Graphismes, gameplay, scénario... Tout. Un pied de nez magistral... Et son second opus, toujours sur la première Xbox, fut d'autant plus détonnant que graphiquement réussit.
Vint alors les consoles HD et Bungie retenta l'aventure sur xbox 360 avec Halo 3. Le succès fut encore au rendez vous, propulsant la saga au rang de meilleur FPS sur console, et disposait d'ailleurs, depuis le second volet, d'un multijoueur solide, vaste et défoulant. Étrangement, cet épisode eu une critique mitigée malgré sa réussite. Graphiquement jugée en deçà des possibilités de la console, Halo 3 était pourtant l'épisode le plus riche au niveau de l'aventure et sa fin en apothéose clôturait une trilogie dantesque à l'ambiance unique et inégalée.
L'age de la franchise facile advint alors, et deux opus « batards » sortirent : Halo3 ODST, même moteur graphique que le troisième volet des aventures de John Spartan 117 (le héros de la série), mêmes ennemis, mais personnage principale différent. Le fait était qu'il s'agissait plus d'un gros DLC que d'un vrai jeu à part entière le vit boudé, même si le succès fut au rendez vous. Et alors, tranchant radicalement avec le style FPS habituel, naquit Halo : Wars. Un jeu de stratégie en temps réel...
Si le FPS a toujours été considéré comme meilleur sur PC et que Halo est un pied de nez à cette affirmation, que dire d'un STR ? Bungie présenta Halo : Wars comme le jeu qu'ils avaient toujours voulu faire. Les contrôles, adaptés à la consoles, se révelèrent simple et l'univers Halo fut respecté jusque dans la bande son et l'intégration chronologique. En fusse un succès pour autant ? Wars fut l'épisode de Halo le moins vendu de la saga... Et pan dans vos dents, Bungie... Tout ce que vous touchez ne se transforme pas en or. Pourtant, il ne s'agissait pas d'un mauvais jeu, loin s'en faut.
Et alors... Microsoft et Bungie signèrent leur dernier jeu commun... Halo Reach. Un prequel à la série, et un adieu de Bungie à sa saga. Ce fut l'épisode le plus beau et le plus réussit selon le publique et les professionnel du jeu vidéo. Tout était là, et la Xbox 360 avait enfin droit à son épisode HD dantesque, applaudit par tous et possédant un solo et un multi en béton armé, la possibilité d'incarner son propre Spartan, alias « Six », bref, une sortie en apothéose qui levait la barre si haut que Halo était, et de loin, la franchise la plus connue et la plus vendue sur Xbox.
Bungie partit, Microsoft confia le bijou à 343 Industries. La première production du studios fut... Halo Anniversary. Un opus HD du tout premier Halo. Le travail fait sur ce volet (livré avec le multi de Halo 3) fut dantesque et montra à tous ce dont 343 était capable. Mais dans l'ensemble, ce n'était qu'un Halo 1 plus beau.
Après cette introduction colossale sur un passif tout aussi grand, attaquons nous à notre sujet : Le quatrième volet des aventures de John/Spartan 117/Masterchief et procédons par étapes car de tout mes tests actuels, Halo 4 est le jeu le plus large qu'il m'est été donné de vous présenter.
Lorsque vous lancez le jeu, tout est déjà là. L'identité de la saga est présente jusque dans les menus et dans la musique d'ambiance. Le thème originel n'est plus là, mais fait place à une symphonie toute aussi grandiose et alors que le jeu n'est même pas encore commencé, le cœur bat à la chamade. Le mode solo débute donc sur la suite directe du troisième épisode de la saga. On retrouve donc notre Major (Masterchief) en phase de décryogénisation par une Cortana paniquée.
Rapidement : Masterchief est un Spartan. Un Soldat génétiquement modifié et surentrainé engoncé dans une armure énergétique. Comparé à un humain, il est bien plus grand, plus fort, plus rapide, plus intelligent, tout ça tout ça... Bref, c'est une bête de guerre. Psychologiquement, John est plutôt ténébreux, solitaire et on ne peut pas vraiment dire que ce soit un moulin à parole. 117 (son numéro de conception) n'a qu'une seule véritable amie, Cortana. Cortana est une Intelligence Artificielle qui en a vu de belle en compagnie de son Soldat. Virtuellement, elle apparaît comme un hologramme féminin... Et dans un premier temps, ce dont les fans de la sagas se rendront compte, c'est du travail sur la « plastique » de la demoiselle virtuelle.
Bref. L'histoire commence donc sur le réveil de John par une Cortana aux abois. Mais nous ne sommes pas ici pour parler de ce qui se passe ensuite. En effet, la première chose que l'on voit est la beauté de l'environnement. Si Halo Reach était le premier véritable Halo en Haute définition, Halo 4 est à un niveau supérieur sur tout les points de vu. L'armure de John n'a jamais été aussi détaillée, Cortana n'a jamais été aussi belle, les décors sont juste parfaitement sublime... Chapeau bas 343... Vous avez fait mieux que le maître.
Le mode solo se décompose, comme d'habitude dans la saga, en quatre mode de difficulté : Newbie, basique, mortel et « tu-vas- pleurer-tellement-tu-vas-t'en-prendre-dans-la-face ». non... les modes de difficultés ne s’appellent pas comme ça. Mais c'est mon ressentit. Quelque soit la difficulté choisit, vous pourrez parcourir le jeu intégralement en solo ou avec trois partenaires en multijoueur. C'est là l'une des nouveautés de cet opus, car jusqu'alors, et Halo Wars mit de côté, on ne pouvait jouer qu'à deux joueurs à la campagne d'un Halo.
Si graphiquement, Halo 4 est le pinacle de la franchise, il n'est pas en reste au niveau de la bande son et du ressentit. La musique n'est plus la même, mais on ne la regrette en rien. Épique dans les situations de combat, dantesque dans celles qui sont désespérées, douce dans les moments de calme, presque fantomatiques lorsqu'il faut passer inaperçu... Même John a son propre thème dorénavant... et quel thème. Neil Davidge, responsable de la bande son, est un génie, tout simplement.
Bref, le son et l'image sont là, grandiose et fabuleux. Les effets de lumières sont juste parfait et les explosions en mettent plein les mirettes, preuve est que Halo est la franchise ultime de la Xbox, laissant Gears of Wars loin derrière son sillage. Est ce que la campagne de ce volet numéro quatre est sans défaut ? Non... Pas vraiment. Quelques moments d'ennuis, où il ne se passe quasiment rien, ou seul le décor sauve l'honneur, et d'autre, de combats redondants, iront rendre un peu amère ce met délicieux qu'est le jeu.
On pourra aussi reprocher l’extrême linéarité du jeu. Vous vivrez l'histoire comme vous la subirez. Mon ressentit est que Microsoft ne souhaite pas que vous vous identifiez à John. C'est un gars qui a son histoire que vous aller accompagner. Pour l'immersion, on repassera. Mais Spartan 117 est juste tellement cool que tout ce que je viens de dire ressemble un peu à la douce amertume d'une délicieuse mandarine. Ça fait partie du goût et finalement, on s'y fait. Halo, c'est l'histoire de John et Cortana, un point c'est tout.
L'héritage de Halo était compliqué à gérer, et 343 a voulu faire une suite et un renouveau à la fois. On le sent tout le temps. On marche bien dans le même univers, mais il est bien chamboulé ! Les ennemis devenus alliés d'hier sont de nouveau des ennemis, et voilà qu'un autre pointe le bout de son nez, ouvrant l'univers de Halo à une toute autre échelle. C'est simple, si Halo 3 tenait quasiment du Space Opera, Halo 4 se propulse à un tout autre niveau. On en apprendra sur les origines du monde, de l'Humanité et encore d'autres mystères parsemés ça et là comme dans le premier épisode d'une bonne saga.
343 nous offre là un diamant à deux faces : D'un côté ce qui a été fait et où cela en est, et de l'autre ce qui va être et que nous découvrirons dans la suite de la franchise... Et je peux vous dire que personnellement, ces petits salopiauds m'ont complètement eut ! J'attends avec impatience la suite de ce bijou.
Mais réduire un Halo à sa campagne n'est plus d'actualité. Depuis le second volet, la saga jouit d'un mode multijoueur exceptionnel, et ce n'est pas l'épisode le plus jeune qui nous prouvera le contraire. Comme un élément liant, vous allez, à l'instar de Halo Reach, créer votre propre Spartan. Armures, couleurs, badges, sets d'armes, tout est là et bien plus encore. Ah ! Au fait... Votre guerrier est un néophyte à l’entraînement. Voilà, le multi est justifié. Point de gratuité dans le fait de s'écharper joyeusement la face entre Spartan : c'est de l’entraînement qu'on vous dit ! Et le fait que je vous plonge mon couteau dans la gorge dans un assassinat parfaitement exécuté ne veut pas dire que nous soyons ennemis ! Juste de l'entraînement qu'on vous dit.
Le multijoueur se divise entre deux parties, donc. Premièrement, les modes connus, comme le deathmatch en équipe, les modes roi de la collines, prise de drapeaux, oddball et j'en passe qui ont fait le succès de la série. Comme pour Halo Reach, vous aurez une progression en niveau (jusqu'au niveau 130) qui vous permettra de débloquer des sets d'armures, des badges et des armes, mais ce qui est nouveaux : des compétences. Car le mode multijoueur de Halo s'étoffe en poussant chacun à se spécialisé selon la situation et selon le groupe dans lequel il est.
Petit conseil entre amis, préférez une bande de potes au micro à des joueurs dans le monde entier à qui vous ne parlez pas... Le jeu n'en sera que plus stratégique et la victoire plus classieuse... si vous ne vous faites pas rouler dessus par l'équipe en face.
La seconde partie du multijoueur tient dans la personnification de votre Spartan. Le mode Spartan Ops est une histoire dans l'histoire. Vous parcourrez les endroits que John a laissé plus ou moins pacifiés derrière lui en compagnie de votre escouade (jusqu'à 4 joueurs en ligne) nommée « Crimson ». Ce mode Spartan Ops, à l'origine, ne possédait qu'une poignée de mission et se présentait comme une série hebdomadaire. Dorénavant, c'est une saison complète qui est à votre disposition. Divisé en épisodes (au nombre de dix actuellement il me semble), chacun est ponctué d'une vidéo sublime montrant l'évolution de l'histoire liée à Crimson et aux autres escouades de Spartan sur le terrain.
Fort en personnages charismatiques et dont certain bien connus de la saga, Spartan Ops devrait, si les rumeurs s'avèrent vraies, s'étoffer d'autre saisons encore. Bien que cela fasse déjà un an que le jeu est sortit, pour le moment, on attend toujours. Mais tout ceci étant gratuit, vous n'allez pas vous plaindre non plus !
J'ai totalement oublié de dire que, malgré la progression en niveau, le fait d'accompagner des SR130 alors que vous êtes au niveau 10 ou 20 voir rien du tout ne veut absolument rien dire. Halo 4 est parfaitement équilibré et seul votre talent et vos réflexes seront la clé de la victoire.
Le multijoueur se joue aussi bien sur de petites cartes que d'autres, colossales, parsemés de véhicules rapides et/ou mortels. À l'image d'un Battlefield ou plutôt d'un call of duty, selon la taille de la carte où vous vous situez, mais tout ça aux commandes d'un Spartan. Un gameplay certes moins réaliste que les deux sus-cités, mais d'autant plus jouissif !
Bref... Le bilan de Halo 4 est plutôt élogieux. L'héritage de Bungie semble être entre de bonnes mains et même le petit message de 343 Industries, à la fin des crédits du jeu, m'a fait sourire tant il paraissait modeste quand on voit le travail accomplit et le rendu final. À tout les points de vus, ce dernier volet en date est une réussite. On pourra regretter la linéarité du scénario ou le manque de prise de risque dans le gameplay rapport aux précédents volets, mais je ne peux que comprendre ces choix au vu d'une succession.
Ce qui est sûr, c'est que dorénavant, la Franchise est entre des mains digne d'elle qui ont su l'honorer et surtout, ne pas la perdre. La vidéo présentée à l'E3 2013 est une preuve que John est toujours là, que ça fait plus de dix ans maintenant que ça dure et qu'on ne se lasse pas de lui. Pour ma part, Halo 4 a été le Halo auquel j'ai le plus joué, que ce soit en solo ou en multi. Plusieurs centaines d'heures de jeu ne m'ont pas encore lassé de cette exclusivité xbox qui montre bien que la console américaine a de sérieux atouts sous la main et des équipes fortes et créatives.
Note : 9/10
Trailer
Gameplay solo
Multi
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