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Histoire de défendre encore un peu cette console mésestimée qu’est la PS Vita, mon deuxième article est une nouvelle fois consacré à l’un de ses sublimes jeux : Gravity Rush.

 

Synopsis : Kat se réveille amnésique dans la ville de Hekseville, une cité flottant au-dessus d’un énorme trou noir d’où sortent régulièrement des monstres d’origine inconnue nommés les Nevi, ainsi que des tempêtes gravitationnelles avalant peu à peu cette cité ainsi que ses habitants. N’ayant aucun souvenir, elle rencontre rapidement un chat mystérieux lui offrant le pouvoir de contrôler la gravité. Elle devra se servir de ce don pour trouver qui elle est, et défendre la ville contre l’invasion des Névi.

 

Maîtriser la gravité n’a l’air de rien, mais cela permet un champ d’action incroyable. En effet, si au départ le pouvoir est très limité dans le temps, l’expérience prise au fil du jeu permettra un contrôle quasi-infini, donnant la possibilité de voler, de marcher sur les murs et les plafonds, de glisser sur n’importe quelle surface, et de ressentir des sensations de liberté extraordinaires. Le terrain de jeu construit sur plusieurs niveaux est plutôt vaste, et je pense avoir passé plus de temps à déambuler sans but, à voltiger au-dessus et en dessous de la ville pour y découvrir ses moindres recoins, ses moindres secrets, ses orbes disséminées un peu partout permettant le développement de facultés de Kat, ou encore ses habitants attachants, plutôt qu’à faire avancer l’histoire. Même si l’envie de découvrir de nouveaux lieux au fil du scénario me poussait toujours à continuer l’aventure avec plaisir.

 

Lorsqu’on passe à la partie « narrative », un autre sentiment nous prend : une tension extrême, parfois étouffante. La menace Névi (et quelques autres) est réelle, le danger palpable. Heureusement, le contrôle de la gravité offre des possibilités d’attaque et de défense vraiment exaltantes. Les différents ennemis ayant chacun des caractéristiques propres, les nombreuses attaques mises à disposition ne seront pas superflues pour en venir à bout (Dabi), surtout quand ceux-ci font la taille d’un immeuble !

 

Pour ce faire, la petite portable de Sony est exploitée à son maximum. Le gameplay mettant à contribution l’écran tactile, le pavé arrière ou encore la gyroscopie demande un petit temps d’adaptation au démarrage (se retrouver la tête en bas est parfois déroutant), mais marge de progression est énorme et très rapide puisqu’on peut utiliser à n’importe quel moment toute la palette de mouvements. Et pour un entrainement encore plus efficace, on a accès à des défis chronométrés variés à débloquer là encore en parcourant la ville permettant de sentir cette réelle progression.

 

Mais ce qui frappe le plus dans ce jeu est sans doute l’esthétique incomparable offerte par les designers. La ville est partagée en 4 gros quartiers bien distincts de par leur ambiance unique, complétés par d’autres mondes accessibles au fil de l’aventure et proposant là encore un dépaysement extraordinaire. Tous ces univers sont magnifiés par un style crayonné qui sied parfaitement à l’écran OLED de la console, rendant la découverte de chaque lieu inoubliable. La narration est d’ailleurs construite comme une bande-dessinée, ce qui permet un rendu homogène étonnant avec les phases d’action. Les musiques parfaitement dans le ton (un extrait dans la vidéo suivante) apportent également énormément à l’immersion dans ce monde (presque) féérique en s’accordant comme il faut à chaque univers, chaque situation.

 

Bien sûr, je pourrais lui reprocher de poser bien plus de questions qu’il ne donne de réponses avec une fin très abrupte, mais la perspective de voir un deuxième numéro me met bien trop en joie (ainsi que dans un état d’impatience plutôt avancé). Heureusement que la console est un puits sans fond de jeux de qualité (message subliminal : achetez la Vita!) qui me permettra d’attendre une nouvelle claque.

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Gravity Rush
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Tag(s) : #Test jeux vidéo
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