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Borderlands

À chaque semaine, son jeu !

Parlons donc de Borderlands.

Un désert, une route défoncée, le vent qui souffle dans un environnement cell-shadé, une drôle de bestiole, mélange étrange entre un canidé et une hyène couvert de croûtes de chitine et pourvu d'une gueule s'ouvrant verticalement, bardée de crocs. Ceci est un skag, comme l'histoire de cet univers nous l'apprendra plus tard. Et ceci va se faire complètement défoncer la tronche par un bus. Dans ce bus, un conducteur, bien sûr, mais ceux qui nous intéressent vraiment sont ses passagers (quoi que le conducteur soit aussi important). Trois hommes, une femme qu'il me faut vous présenter rapidement sans quoi je passerai à côté de l'élément majeur de Borderlands, mais chaque choses en son temps, parlons d'abord du contexte :

Borderlands est un jeu de tir à la première personne (on ne voit que l'arme et les bras de son personnage, comme si l'on était dans ses yeux) du studio Gearbox et édité par 2K Games fin octobre 2009. L'action se passe sur Pandore, dans un futur lointain où le calendrier Grégorien ne semble pas avoir survécut. Vous êtes un chasseur de l'Arche, et une montagne de fric et d'armes semblent être promis si vous la trouvez. S'il doit y avoir une planète dégueulasse par excellence, vous êtes dessus ! Mais vous ne serez pas livré à vous même dans cet environnement hostile. Le premier comparatif qui me vient à l'idée pour traiter de cette production est Diablo II, car sous beaucoup d'aspect, Borderlands s'inspire/emprunte/utilise (rayez la mention inutile) des mécaniques du jeu de Blizzard. Vous avez, pour commencer, le choix entre quatre personnage, impliquant chacun leur façon de jouer, et même dans le détail, plusieurs façon de jouer différentes pour un seul personnage, si bien que si vous jouer avec un camarade (sur le live jusqu'à 4 ou en écran splitté à 2), vous pouvez prendre deux fois le même protagoniste et avoir un perso totalement différent de celui de votre camarade.

Roland, le soldat désabusé et sa tourelle de combat, sera le pilier central du quatuor de héros. Solide, aussi agile à courte qu'à longue distance, Roland est le perso parfait à plus d'un titre (et je ne dis pas ça parce que c'est celui que je jouais moi-même...).

Lilith, la sirène rouquine et tatouée (non pas qu'elle ait une jolie queue de poisson, ça n'a rien à voir), est un personnage mi-distance faible à courte distance et quasi inutile à longue distance. Mais ne la boudez pas, il s'agit certainement du protagoniste développant le système de jeu le plus amusant : L'hyperphase. Primo, elle emet une petite explosion en disparaissant, invisible aux regards des ennemis, elle devient aussi beaucoup plus rapide, mais ne peut pas attaquer pendant la durée du pouvoir en question... Mais lorsqu'elle réapparaît, l'explosion qui en découle s'élargit sur une zone de bâtard. En gros, Lilith est une roquette à tête chercheuse de première classe.

Mordecai, le chasseur et son aigle/faucon/truc volant qui couine, est le perso longue distance par excellence et on sera bien avisé de lui offrir un fusil à lunette pour accomplir sa tâche. Sa capacité spéciale (certainement la moins sympathique visuellement, mais pas la moins inutile pour autant) consistera à balancer son piaf à la tronche des ennemis afin de les tuer/blesser/leur piquer du fric/mutiler.

Et enfin, Brick (on n'a jamais nommé un personnage mieux que ça). Le furieux bourrin, tank sur patte et donneur de baffe de première. Brick est le corps à corps fait personnage de jeu. Une fois sa compétence activée, il pétera des mâchoires en assumant la plupart des attaques qu'on lui enverra dans la tronche, non sans un éclat de rire sadique et... furieux tout le long de la séquence (ce qui pourra saouler vos camarades de jeu, mais qui, je vous le promet, sera jouissif pour vous).

Donc, quatre perso, quatre façon de jouer et encore, comme je le disais précédemment, deux personnages pourront s'incarner de manière totalement différente ! Prenons Mordecai en exemple : Soit le sniper, pour des combats longue distance profitant de sa précision innée, ou en pistolero, à courte distance, et jouer sur l'agilité du perso. Voici dans un premier temps ce que Borderlands vous offre. L'arbre d'évolution, simple à prendre en main, aussi clair que possible, pourra être, moyennant finance, redistribué si jamais votre façon de jouer évolue ou que vous souhaiter vous adapter à des situations de jeux différentes. Voila déjà une constante intrigante du RPG que l'on retrouve dans Borderlands. Car oui, l’œuvre de Gearbox est un jeu de rôle mêlant jeu de tir et qui, en plus est totalement jouable en coopération ! Ce qui en fait certainement l'un des tout meilleurs jeux auquel il m'ait été donné de jouer.

Graphiquement, on a choisit la technique du Cell-Shading (habituellement usée à cette époque dans les adaptations d'univers animés comme Naruto, Bleach et j'en passe). Ce qui peut déstabiliser au début s'avère être l'identité même du jeu. Les environnements sont vastes (quoique redondants dans l'aventure principale) et il est possible d'en parcourir certain dans une espèce de buggy bi-places aussi maniable qu'un fer à repasser, mais pourtant indispensable dans certains endroits si vous ne souhaitez pas vous fader à pied des kilomètres virtuels. À quatre, il sera même possible de rouler sur une paire de ces petits électroménagers sur roues. Il faut prévenir, le jeu est orienté arcade, non réalisme : Une balle dans la tête fait un critique, mais ne tue pas à 100%, voir même pas à 50%... Le but est de faire diminuer la barre de vie de l'ennemi jusqu'au splortch final. Et pour ça, Borderlands est généreux ! Plus que généreux même.

La Randomisation... Qu'est ce que c'est que ce machin au juste ? Et bien c'est là le gros point fort du jeu avec ses quatre protagonistes selon moi. Un programme édite aléatoirement les armes que vous allez trouver. Un cycle de couleur exprime aussi la rareté et souvent la puissance de certaines armes : de blanc à or, en passant par le vert et le bleu. Le type d'armes aussi aussi très varié, et se concentrer sur une paire, voir un quatuor de ces dernières est des plus recommandé si vous voulez offrir à vos adversaires une humiliation cuisante. Pistolets automatiques, revolvers, fusils à pompes, sniper, fusils d'assaut, bazookas et pour finir, armes éridiennes (genre de zap extraterrestre aux capacités toujours différentes et semblant à chaque fois à un type d'arme cité précédemment). Et chaque arme voit donc ses statistiques crées aléatoirement selon un arbre compliqué et permettant donc la génération d'à peu prêt 1,7 millions de possibilités... un sacré arsenal !

L’œuvre de Gearbox fourmille de contenu, et affronté en ligne droite, dispensera au minimum une vingtaine d'heures de jeu. En ligne droite, sans exécuter les missions secondaires bien sûr. Pratiquement 130 missions à accomplir si vous êtes un perfectionniste... sauf que si vous souhaitez atteindre le niveau maximum de votre personnage, il faudra lancer un new-game plus, plus costaud, et ce n'est pas dommage, car dans cette course au niveau réside certainement le seul défaut du jeu... Au bout d'un certain temps, les ennemis ne constitueront plus un véritable challenge et mourront par paquet de douze sans résistance si vous arpentez le jeu en solo. Pour un véritable défi, le new-game plus, appelé parcours 2 et débloqué une fois le jeu clôturé dans un premier temps, se pose là.

Bref... Non seulement Borderlands arrive à faire mentir les statistiques des jeux de tir à la call of duty qui se finissent en une poignée d'heures (et encore...), mais aussi le genre à part entière, en le rendant arcade, complètement déjanté, surtout à quatre en coopératif (ce qui ne vous empêchera d'ailleurs pas de lancer des duels à qui veut bien pour en découdre joueur contre joueur). Autre petite ombre au tableau, les récompenses hors missions, comprenez les objets lâchés aléatoirement par les ennemis ou découverts dans des coffres, qui mettront votre amitié à rude épreuve si vous jouez à plusieurs avec vos potes et copines... Sauf si vous êtes organisés et que chacun joue avec une paire d'armes précise, et ne se jette pas sur tout les genres à tout bout de champ (Comment ça, ça sent le vécut?).

Finalement, encore aujourd'hui, je peux dire que Borderlands est l'un des tout meilleurs jeux auquel j'ai joué, je l'ai parcourut dans tout les sens, chapitres supplémentaires compris (dont je parlerais dans un autre test tant certains ajoutent en contenus) avec des potes, le frangin et la copine... Et j'ai quasiment un perso de chaque type, même si mon chouchou reste Roland, et ce certainement parce qu'il s'agissait de mon premier perso. Si vous jouez sur PC, Xbox 360 ou PS3, il s'agit là d'un hit total, un must-have absolu, un défoulloir jouissif et totalement à l'ouest. Lachez vos Call of et faites vous plaisir à plusieurs en arpentant tout les secret que Pandore a à vous offrir !

Note : 4,5/5

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Intro en VO !

Vous comprendrez mieux en jouant !

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Tag(s) : #Test jeux vidéo
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