Bon allez ! On a donné dans le jeu mignon, il est temps de revenir aux bons gros défouloir de masse ! Pourra t'on cependant éviter les litres d'hémoglobine en se lançant dans les divers shooters du marché ? Pari tenu et plus ou moins gagné par la production dans laquelle je vais plonger mon test de la semaine. Et si, plutôt que de se fritter contre des bestioles ou des braves gens qui saignent, on se frittait contre des robots ?
Parlons donc de Binary domain.
BD est un jeu de tir à la troisième personne (Third Person Shooter donc) édité et produit par SEGA et sortit fin février 2012. Entre Asimov et Terminator, il s'agit d'un univers de science fiction assez proche de notre temps, qui se veut donc plus ou moins réaliste.
N'avez vous jamais rêvé de flinguer votre four à micro-ondes ou de vitrifier à la grenade votre PC qui ne cesse de planter ? Oui ? Et bien ce n'est pas du tout le genre d'ennemis que vous rencontrerez dans Binary Domain. Ah ben non, hein, ça serait bien chiant ! Par contre, si en face, des hordes d'androïdes armés jusqu'aux dents (de métal, évidement) vous donneraient du fil à retordre, alors là, oui, on est dans le divertissement ! Surtout si leur annihilation passe par l'usage d'un florilège d'armes à feu en tout genre.
Concernant la storyline, vous allez vous retrouver projeté en 2080 (on sera p'têt encore vivant!), au japon, au sein d'une unité commando apparemment spécialisée dans le défouraillage de mécas en tout genre... Ce qui tombe bien, puisque le japon, c'est un peu leur truc, ça, les mécas ! Avec le hentaï aussi... Mais combattre des soubrettes dénudées et lascives n'apporterait probablement aucun véritable défi en soit...
Durant les premières minutes de jeu, la première chose qui frappe est la piètre qualité des doublages français, et ça va durer, croyez moi... Heureusement, pendant que vos oreilles seront en pleine hémorragie, vos yeux seront gentiment câlinés par un partit prit graphique sans risques, mais efficace. Vous allez connaître la pluie, le beau temps, des intérieurs lumineux, d'autres étriqués et angoissants et tout un tas de références au chef d’œuvre de James Cameron avec Arnold, à la saga des robots d'Isaac Asimov et même à Aliens.
Donc, un monde futuriste... Où des multinationales se jalousent la fabrication d'androïdes imitant si bien l'homme que ces derniers se pensent totalement humains (éternel débat d'éthique à savoir ce qui définit le genre humain, et croyez moi, vous allez en bouffer tout au long du jeu...). Bref, les Etats Unis sont pas contents de découvrir ces humains synthétiques dans leur population, surtout que ceux ci, découvrant leur conditions, essaient simplement de se le leur faire expliquer en se faisant sauter le caisson en public (qui a dit Blade Runner?).
On vous envois au pays du Soleil levant, ou les aigles de l'Ouest sont persuadés que vous allez trouver le coupable à ces créations qui défient la Création elle-même. Votre groupe commando est multinational. Vous et votre pote êtes américains, néanmoins, vous allez faire équipe avec des Anglais (sont vraiment comme culs et chemises ceux là... même dans le futur.), une Chinoise et même un Français ! Si si ! Et tous sont importants et spécialistes dans leur domaine.
De ce point de vu là, le jeu est intéressant, sans tirer son épingle du jeu, il sait toutefois profiter des divers courant de ses aînés. Un arbre de compétence vous permettra de vous orienter dans les divers possibilités d'armes classiques que le jeu vous propose, mais aussi dans des capacités plus ciblées « anti robots » et une arme qui se veut l'égale d'un Lanzor de Gears of Wars ou d'un Bolter de Space Marines sans trop y parvenir. Vous pourrez aussi faire évoluer et même choisir les membres de votre commando durant les inter-missions ou même pendant ces dernières.
Côté gameplay... On reste dans cette tendance à ne rien inventer, mais à profiter avec brio de ce qui existe déjà. Recul des armes convaincant, explosions sympa, mouvement à couvert efficace et saut par dessus ces derniers parfois impressionnants. Contrairement à mes deux exemples cités plus hauts, Binary Domain ne vous met pas aux commandes d'un Soldat gonflé aux hormones aussi mobile qu'un Rhinocéros (et à peu prêt aussi agile dans certain cas). Votre gars est habile, rapide et efficace.
Courir d'un couvert à un autre ou achever un androïde réticent, vous le ferez rapidement, sans faire trembler votre TV à chaque pas qu'il fera. Il ne s'agit pas d'une ballerine, non, mais au moins, on n'incarne pas un tank, mais un vrai soldat. Certes, nous sommes loin d'un Ghost Recon Futur soldier, mais on voit que le bonhomme a de la ressource. Vous retrouverez la possibilité de réanimer vos alliés à terre, et même de leur demander de l'aide si vous êtes vous même au sol. Vous pourrez leur intimer l'ordre de se mettre à couvert, ou même de foncer dans le tas, et suivant leur spécialité, ils s'en sortiront... ou pas.
L'IA générale est loin d'être stupide d'ailleurs ! Les ordres peuvent être donnés via Kinect ou PS move si vous le souhaitez, et de nombreux mots clefs sont reconnus, ce qui offre un gameplay totalement différent. Certaines phases de discussions peuvent même être gérées à la voix... Néanmoins, je me suis lassé de m'entendre dire ce que mon héros répète presque mot pour mot ensuite dans son doublage français pitoyable, cette option finit donc rapidement en mode off, dommage.
L'ennemi standard a du répondant, et les boss peuvent être parfois colossaux ! Même si les combats contre ces derniers s'éternisent tantôt, les duels avec ces immenses mécas sont dantesques et sont, à mon sens, l'un des atouts majeurs du jeu (D'ailleurs, une sacré référence à Transformers m'a fait bondir de plaisir lorsque, sur une autoroute, je me suis vu poursuivi par un immense Decepticon monté comme un chopper démoniaque.)
Servi par une histoire sympa avec ses retournements de situations intéressants, mais à de nombreuses reprises, on devine, facilement, ce qui va se produire (la rencontre avec le Français en est un exemple). Bref, une bonne production quelque peu téléphoné aux inspirations aussi diverses que variées qui vous rappellera à chaque minute un jeu ou un film que vous avez aimé. Quelques questions existentielles se poseront arrivé à la moitié du scénario et on aura parfois la boule à l'estomac quant aux décisions de l'équipe, peu importe dans quel camp vous pensez vous trouver.
Ah, oui... Il y-a un mode multijoueurs à dix. Complètement anecdotique et sans aucun intérêt. On passera donc dessus comme un couteau à beurre sur une tartine de nutella.
Bref, Binary Domain se trouve aujourd'hui pour moins de vingt euros et les vaut très largement. Outre les doublages à vomir, le mode multijoueur et... oh rage, oh désespoir... pas de mode Coop pour un jeu qui en aurait mérité un et qui aurait alors été l'un des meilleurs TPS auquel j'ai pu jouer à ce jour, le petit éloge à la science fiction robotique de SEGA est une réussite. La bande son se voulant dans le ton dérange quelque peu au début mais devient agréablement dans le ton au fur et à mesure du jeu.
De plus, Binary Domain est l'un de ces jeu qui ne vous laisseront pas indemne au grand final... Même si, je l'ai déjà dit, tout cela est d'un convenu consommé. À faire d'occaz ou neuf, tranquillement et sans prise de tête !
Note : 3,5/5
Le détail que j'ai oublié... L'accent marseillais du conseiller du président des États Unis. Juste pour ça... Achetez le jeu !
Spéciale dédicace à Marseille !!! Allez directement à 2'53'', ça vaut le détour !
Allez, pour vous donner envie de jouer, quand même.
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