Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Army of Two

Il est temps de passer aux choses sérieuses avec la première chronique (d'une série que j'espère longue) traitant ici de l'univers du jeu vidéo ! Après les critiques cinématographiques concises et efficaces de l'ami Ben et l'indéniable talent d'écriture de l'ami Marc pour ses sujets de sociétés, je vous présenterais, une fois par semaine, un propos sur l'art vidéo-ludique. Tests, Sagas, Jeux attendus comme les messies, j'essaierais d'être aussi captivant et amusant que les dépositaires de ce blog !

Ainsi, pour mon début en ce lieu, il s'agira d'un humble test donc. Et celui ci portera sur une production du géant Electronic Arts, issu de son studio de Montreal. Il est néanmoins plus que probable que vous n'ayez pas entendu parler de ce jeu tant son succès fut mitigé.

Parlons donc d'Army of Two.

Dans un premier temps, traitons de la toile de fond de cette prestation. Vous incarnez Elliot Salem et Tyson Rios, deux mercenaires baraqués (surtout le second) et pinces sans rire. Le contexte est contemporain et l'intrigue simple. Envoyés sur différents théâtres d'opérations pour le compte d'une société de mercenaires, donc, nos deux gaillards agissent pour atteindre des objectifs aussi différents que variés. On reste là sur quelques bons vieux stéréotypes du genre, tel le vil irakien barbu, le parrain de la drogue et son AK47 doré et j'en passe. Le but étant de s'en mettre plein les poche, peu important le contexte géopolitique, on verra cependant que tout cela leur reviendra rapidement dans la tronche puissance dix, et ce n'est pas dommage, puisque grâce à cette excuse (notez le non-emploi du terme scénario), on pourra tuer dans tout les pays, de manières différentes (impliquant souvent l'usage d'une arme à feu, de la plus petite à la plus grosse possible) et ce sans conséquences.

Disons le bien, Army of two n'est pas mirobolant au premier regard. C'est un jeu de tir à la troisième personne de bonne facture, aux graphismes honnêtes (surtout nos deux héros qui fourmillent de détails), mais qui sera loin d'un Gears of War ou d'un Rainbow six vegas 2, aussi bien au niveau du fond que de la forme.

CEPENDANT !!!

S'arrêter à de telles considérations et passer à une autre galette serait une incroyable erreur ! Surtout si vous avez un pote ou une copine chez vous pour tenir le second rôle, ou plus simplement, une connexion internet et tas d'amis qui posséderaient le même titre. Car, comme le titre du jeu nous l'indique aussi subtilement qu'une diplodocus grippé au sommet d'une tour de cristal, il s'agit principalement d'un jeu à cible coopérative. Car il ne sera pas dit qu'il suffira de faire hurler les canons pour venir à bout de ce petit divertissement plus que sympathique (quoique cela vous aidera grandement). Quelques exemples, si vous me le permettez...

L'armée des deux (putain... heureusement que l'édition n'a pas traduit le titre en français... déjà que la VF est quelque peu foireuse...) est fait pour la marrade en duo. En plus de devoir veiller l'un sur l'autre si vous comptez sur un allié humain (possibilité de trainer un allié tombé au sol puis de le relever), il va être possible, tout au long du titre, d'user d'actions très particulières (uniques en leur genre d'ailleurs). Un mode de tir au sniper simultanément, qui permet d'éliminer rapidement et en toute discrétion un couple gênant de vigies qui risquerait de faire capoter votre mission. Un mode dos à dos, au ralentit, donnant à cœur joie libre court à votre sadisme inné en faisant tomber autour de vous une myriade d'adversaires qui en réalité vous aurait taillée en pièce. La possibilité d'échanger ses armes avec son allié, histoire de tester un peu le flingue de l'autre (tant les variantes sont possibles, autre point fort de ce jeu). Il est aussi possible que l'un des héros attrape un bouclier ou une porte de voiture et ne s'en serve de couvert improvisé non sans que le second ne vienne lui agripper l'épaule afin de profiter de la défense tout en arrosant allègrement les petits camarades de jeux que l'IA incarne. On peut aussi souligner les séquences de courte-échelle et j'oublie peut être bon nombre d'aspect coopératif du gameplay tout aussi amusant...

Mais si il ne devait subsister d'Army of two qu'une seule chose, ce serait son système d'aggro (comprenez la façon dont les deux héros vont gérer l'agressivité de l'ennemi en face). Tandis qu'un des joueurs fait joyeusement hurler sa pétoire, l'autre peut doucement se faire oublier, jusqu'à en paraître quasiment invisible (l'indice visuel est que le protagoniste en question devient partiellement transparent). Lorsqu'une jauge visible à l'écran (rouge pour le bourrin, bleue pour le subtile) est totalement pleine, on peut alors lancer le mode dédier à sa façon de jouer : Le mode carnage (rouge, donc) vous octroiera munitions infinies momentanément, et vous serez exempté de recharger votre arme pendant la libération de votre joie destructrice. Tandis que le mode furtif (bleu), vous permettra de vous glisser derrière l'ennemi et de lui faire tâter d'un coup de whatever-ce-que-vous-avez-en-main-à-ce-moment dans une courte animation dédiée. Il est clair que le premier mode est plus gratifiant, tant la mort et la destruction se dispense facilement dans ce cas là.

Bref, si l'on peut trouver la démarche de nos deux héros gonflés à la testostérone quelque peu lourdaude, le level design rectiligne et le manque concret d'une intrigue véritable et captivante, Army of two demeure un excellent divertissement, et il s'assume entièrement dans cette démarche, surtout si vous avez un tiers avec qui en profiter. Graphiquement sympa, l'ambiance sonore est particulièrement soignée, même si les vannes du couple Rios/Salem peuvent être fatigantes à la longue. L'aspect stratégique révélé par la gestion de l'aggro et les zones de couvert, ainsi que le bon choix d'armement et le tunning des pétoires pour assumer un rôle précis sur le champ de bataille sont véritablement des points fort indéniables de ce jeu.

Army of Two, comme son titre l'indique, se doit d'être parcouru à deux, sans quoi vous hériterez d'une IA allié sans croustillant à laquelle vous pourrez donner une poignée d'ordre succins. Du vu et déjà vu. En définitif, si le jeu souffre d'une triste linéarité et d'un manque flagrant de profondeur, on ne s’ennuie pourtant pas un instant. Chaque mission est différente, offrant son lot d'objectifs aussi différents que variés à atteindre, le tout dans une déferlante d'acier brûlé.

Note : 3,5/5

S'il ne brille pas par une durée de vie faramineuse, ni par une complexité scénaristique digne d'un bon Tom Clancy, Army of Two est un défouloir divertissant et assumé comme tel. Pour ma part, j'ai parcouru son contenu avec mon frère majoritairement (et je l'ai ressorti à quelques occasions pour jouer avec des potes) et à chaque fois, ça a rit bien gras pendant tout le long du jeu. Je le recommande donc chaudement si vous avez quelqu'un avec qui le partager.

Publicité
Army of Two
Army of Two
Army of Two
Tag(s) : #Test jeux vidéo
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :